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le Hurle

L’histoire écrite par Lancelot Hamelin se déroule dans un futur parallèle, où un monde sur-urbain succombe. Un homme nous raconte de sa voix au timbre surexposé un système sur le point de s’éteindre. Ce personnage cherche à nous faire entendre les fragments du monde vivant et non-vivant avant qu’un silence définitif n’advienne.

Autour d’une réflexion sur la mémoire et la trace, Alvise Sinivia rassemble une équipe pluridisciplinaire.

A la manière de chercheurs, Maya Boquet, Lancelot Hamelin, Paul Ramage, Jocelyn Robert et Simon Rouby collectent et interprètent depuis de nombreuses années des images sonores, visuelles et oniriques de lieux et d’espaces-temps.

En faisant de l’archéologie future l’objet d’une fable de science-fiction, ancrée dans les codes et les lieux communs du genre, nous avons imaginé un spectacle sonore hanté par les lois du chaos.

dramaturgie, mise en scène Maya Boquet
texte, récit Lancelot Hamelin
scénographie Franck Jamin
composition Paul Ramage
captation d’archives sonores Jocelyn Robert
vidéo Simon Rouby
direction artistique, composition Alvise Sinivia
lumière Julien Soulatre
voix Frédéric Stochl

DOSSIER DU PROJET

Production Compagnie Alvise Sinivia
Coproduction La Pop, La Soufflerie, La Muse en circuit, Nouveau théâtre de Montreuil – CDN
Accueil en résidence IRCAM, GMEM, Villa Médicis, La Soufflerie, La Pop, La Manufacture des Oeillets (Ivry), La Muse en circuit, Le Théâtre de L’Aquarium, Théâtre de Vanves
Partenaire ministère de la Culture – DRAC Île-de-France, Région île de France avec Paul Ramage, Simon Rouby, Alvise Sinivia, Julien Soulatre

Strummolo

Je questionne depuis plusieurs années la forme du concert en explorant la relation entre le corps et le piano ainsi qu’une manière différente d’exploiter et de transformer l’instrument.

Plonger mes mains dans ses entrailles et comprendre sa mécanique m’ont permis de le désacraliser et de l’apprivoiser. Je m’intéresse à l’objet piano en tant que tel et à ce qu’il peut devenir si je n’en garde qu’une partie, si je le renverse… Le moteur qui anime ma musique ne sont généralement pas un désir formel ou un son prémédité mais très souvent un geste physique. Le corps et le mouvement comme éléments déclen- cheurs du son sont au centre de ma démarche.

Durant cette année de résidence à la Villa Medicis j’ai pu me plonger dans cette recherche et développer de nouveaux projets.

DOSSIER DU PROJET

Ersilia

Le point de départ de Ersilia est le dispositif, à la fois sonore, scénographique et chorégraphique.
J’ai démantelé des pianos à bout de souffle, ne gardant que la table d’harmonie, soit les viscères, les organes. Ces cadres-cadavres sont devenus de purs corps résonnants. Liées par des fils de nylon les cordes ne peuvent émettre un son par elles-mêmes, cependant la vibration de l’une entraîne indéfectiblement la corde sœur d’un autre instrument éloigné de plusieurs mètres.

Évoluant dans l’espace intermédiaire ainsi créé, je me déplace le long de ces fils. Lorsqu’ils sont frottés, pincés, touchés, ils transmettent leurs vibrations aux cordes, puis aux cadres, et mettent les tables d’harmonie en résonance.

Dans la continuité de mes précédentes créations, le but de ce dispositif est encore de trouver de nouvelles manières de lier mouvement et son. Je cherche comment l’engagement intégral du corps peut produire de la musique et comment ce jeu engendre du geste en retour : l’interdépendance geste-son propre à toute pratique instrumentale est ici portée à son paroxysme. Mon travail n’est qu’une amplification de cette relation, soit le corps devenu un archet vivant.

Projet développé dans le cadre de la résidence à la Villa Médicis (2016-2017).
Production Cie Alvise Sinivia 
Coproductions Théâtre de Vanves, La Briqueterie-Vitry, GMEM – CNCM de Marseille, ICI-CCN de Montpellier / Occitanie – dans le cadre du projet Life Long Burning soutenu par la commission européenne.

La compagnie bénéficie du soutien de la DRAC IDF et de l’accompagnement AVEC de ARCADI Alvise Sinivia est lauréat du dispositif FORTE de l’île de France.

Le son n’a pas de jambes sur lesquelles se tenir

Création : Sabine Rivière, Alvise Sinivia

Le musicien et la danseuse ne se perçoivent plus comme tels, ils n’ont plus leur rôle propre mais jouent une partition entremêlée, échangée, partagée. Le pianiste investit la danse et la danseuse investit la musique. Comment la musique naît-elle de la nécessité de bouger ? De quelle manière faire sonner l’instrument en partant de l’engagement corporel ? Voici le point de départ de cette expérimentation.

Silenzio mi gira !

Silenzio mi gira est une réflexion sur la relation entre le corps et l’instrument, l’espace et le son, née de mon envie d’approfondir une manière différente d’exploiter mon instrument. Plonger mes mains dans ses entrailles et comprendre sa mécanique m’a permis de désacraliser le piano et de l’apprivoiser. Les moteurs qui animent ma musique ne sont pas forcément un désir formel ou un son prémédité mais très souvent un geste. Je place le rapport à la scène au centre de ma démarche. Le corps dans un espace donné et le mouvement sont alors des notions auxquelles je suis particulièrement sensible.

Silenzio mi gira commence avec La conférence sur rien de John Cage :

« … Je suis ici et il n’y a rien à dire … »

« … Ce dont nous avons besoin c’est du silence … »